Division parcellaire

Ce qu'une division libère, et ce qu'elle casse. Le piège est toujours le même : détacher un lot réduit le terrain de la construction existante, et l'emprise au sol se calcule sur ce qui reste. Une maison qui occupait 25 % d'un terrain de 1 000 m² en occupe 42 % après avoir détaché 400 m² — au-delà des 40 % qu'autorisent beaucoup de PLU. Elle devient non conforme sans qu'un parpaing ait bougé, et l'autorisation est refusée.

La parcelle et sa zone

Les lots projetés

Formalité d'urbanisme

Déclaration préalable de lotissement

1 000 m² répartis en 2 lots 1 000 m² attribués

Lot conservé (maison)non constructible

600 m² · emprise encore mobilisable -10 m²

DIV-04Lot conservé (maison) : le bâti existant occupe 250 m², soit 41.7 % du lot réduit — au-delà des 40 % autorisés (240 m²). La division rendrait la construction existante NON CONFORME : l'autorisation sera refusée. Redécouper en laissant assez de terrain au bâti, ou renoncer.Règlement du PLU — emprise au sol

Lot à bâtirconstructible

400 m² · emprise encore mobilisable 160 m²

La division dans son ensemble

DIV-07Division en vue de bâtir sans voie ni équipement commun : déclaration préalable de lotissement. Instruction d'un mois, puis affichage sur le terrain et purge du délai de recours des tiers.Art. R.421-23 du code de l'urbanisme

Ce que ce calcul ne dit pas

  • Les règles écrites du PLU seulement : ni servitudes de vue, ni prospect sur les fonds voisins, ni capacité des réseaux, ni orientations d'aménagement.
  • Le découpage lui-même reste l'affaire du géomètre-expert : c'est son document d'arpentage qui fait foi, et lui seul peut borner.
  • Cette projection ne vaut pas autorisation : l'instruction appartient à la commune.

Pour le potentiel constructible d'un lot détaché, la faisabilité reprend la suite — même moteur de règles.